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Comment Déjouer les Pièges du Contrat ?

Réduisez les plus possible les risques de réclamations !

 

Savez–vous qu’un mot dans un contrat commercial peut tout faire basculer ?

 

 

Les engagements contractuels de base ne se résument souvent qu'à quelques mots.

Je relisais un jugement de 8 pages sur une affaire au préjudice de près d’un million d’euros. La décision finale s’articule autour d’un mot, un et un seul !
Et ce n'est pas un cas isolé.

La protection d’un contrat commercial n'est certainement pas liée à son épaisseur, loin s'en faut !

Imaginez ou plutôt, revivez la situation :

Le soir d’un grand jour ! Vous venez de signer votre plus beau contrat et le soir même, vous fêtez l’événement. Plein de sollicitude et d’admiration, un ami évoque ses déboires avec une clause de réserve de propriété industrielle, celle qui statue entre le savoir-faire du maître d’œuvre et le projet du maître d’ouvrage !

Patatra ! Douce froide, glacée !

Vous vous rendez compte que vous avez fait la même erreur dans vos engagements contractuels !

Mais voilà, il est trop tard : vous avez signé !

Amer, vous vous demandez à qui vous confier alors que tous vos collaborateurs vous ont assuré que tout était « sous contrôle » !

Un contrat commercial mal négocié !

Pourquoi n'ont-ils rien vu
lors des revues de contrat ?

Eh bien, je vous rassure : vous n'êtes pas les seuls à qui cela arrive. C'est même fréquent. Vos collaborateurs ont parfaitement bien fait leur travail dans LEUR spécialité, sans s’immiscer dans celle de leurs collègues !

Comment auriez-vous pu éviter cela ?

L’erreur la plus répandue, lors des revues de contrat, consiste à penser que demain sera comme aujourd’hui. Au moment de la signature, les relations étaient des plus cordiales avec votre partenaire commercial. Concernant vos engagements contractuels, vous pensiez alors que les problèmes trouveraient facilement une solution en « bonne intelligence ».

Aujourd’hui, oui. Dans un an, c’est moins sûr ! « Etre en phase » aujourd’hui sur les engagements contractuels n’exclut pas être en désaccord demain. De plus, serez-vous en relation avec la même personne Avec qui d’autre chez votre partenaire aurez-vous à renégocier votre contrat commercial ?

Attention de ne pas signer un contrat commercial dans la précipitation !

Attention de ne pas signer
dans la précipitation !

Dans une revue de contrat, une deuxième erreur consiste à signer dans la précipitation pour être sûr de décrocher le contrat.

Cette commande, vous en avez besoin pour le « chiffre » du mois. Il vous la faut pour maintenir la marge et rassurer la banque ! Certes !

Mais, pour satisfaire l’urgence du moment, vous ouvrez ainsi tout grand la porte aux

réclamations alors qu’elles peuvent être largement minimisées par une rédaction bien pensée des clauses techniques.

Vous vous en doutez bien : il est parfaitement inutile de redemander à ceux qui ont rédigé ces clauses, de rechercher les failles du contrat commercial. Ils ne sont plus en mesure de voir le grain de sable ! Ils sont passés et repassés devant, en vain.

Lors des revues de contrat, je sais que la tentation est grande pour les techniciens de laisser sous silence les points délicats. Mais quelles en seront les conséquences ?

Dans votre intérêt, mieux vaut
que le correcteur ne soit pas l’auteur.

Il vous faut un œil neuf
et surtout bien avisé !

Est-ce celui du juriste ou de l’avocat ?

Faire relire le projet de contrat commercial uniquement par le juriste de l’entreprise ou par l’avocat est périlleux !

Il va évidemment relire chacune des clauses juridiques.

Mais quand il lit des engagements contractuels techniques par exemple sur « le bruit de phase en pied de porteuse », peut-il trouver la faille technique ?

Ce n’est plus de sa compétence !

Le juriste et l'avocat ne peuvent que relire les clauses juridiques du contrat commercial.

Le juriste et l'avocat ne peuvent que relire
les clauses juridiques du contrat commercial.

Alors, comment verrouiller juridiquement les clauses techniques ?

Pour parvenir à une rédaction bien pensée des engagements contractuels techniques, une expertise à la fois technique et juridique (je dis bien « à la fois » les deux) est ici requise car la moindre spécification technique incluse dans le contrat commercial vous engage. J’irai même plus loin, la manière dont elle est rédigée vous engage.

Etes-vous sûr que votre contrat commercial ne comporte aucune ambiguité ?

Qui peut vous assurer que, dans le contrat commercial en cours de négociation, toutes vos tournures de phrases techniques sont bien claires, explicites et sans ambiguité ?

J’ai maintes fois constaté que des expressions tout à fait anodines sur le plan technique se révélaient essentielles lors d’un litige commercial et faisaient basculer complètement la responsabilité lors d’une procédure !

Et pour cela, pas besoin d’en écrire des pages ou de faire de longues revues de contrat ! Je parle bien d’expressions, de quelques mots techniques qui n’ont pas été suffisamment replacés dans leur contexte contractuel.

Chaque donnée technique a une portée juridique.

J’irai même plus loin.

Chaque absence de donnée technique peut avoir une portée juridique lorsque votre partenaire réplique : « vous ne me l’aviez pas dit ».

C’est l’obligation de conseil qui est ici en cause.

Chaque donnée technique a une portée juridique.

Chaque donnée technique
a une portée juridique.

Et quand il s’agit de renégocier le contrat commercial, le problème est le même. Qu’il s’agisse d’évolutions techniques ou d’évolution des besoins (avenants au contrat), vous engagez votre responsabilité.

En cours de négociation et de renégociation, il s’agit donc d’avoir cette intelligence contractuelle de chercher à verrouiller chaque clause technique.

Votre but : parvenir à conclure des engagements contractuels avec le maximum de sûreté et vous dégager des responsabilités potentiellement trop lourdes de conséquence.

Prenons un exemple :

Une entreprise de fabrication de pièces automobiles voulait absolument répondre à l’appel d’offres d’un constructeur automobile qui, dans les spécifications de son cahier des charges, demandait un niveau de qualité de 0 ppb, donc zéro partie par milliard, ce qui veut dire la perfection absolue, ce qui en soi est une absurdité.

Qu’allaient-ils faire de cet élément contractuel, lourd de conséquence ? Malgré plusieurs revues de contrats, personne ne trouvait de solution.

La pire des choses à faire dans ce cas aurait été de négocier le contrat commercial tel quel avec 0 ppb en faisant confiance à leur bonne fortune. Au moindre défaut faisant l’objet d’un rappel constructeur, ce serait à eux de prendre en charge la remise en état des toutes les automobiles défaillantes. Cela leur coûterait une fortune !

Allaient-ils le signaler à l’acheteur et lui dire qu’il avait écrit une bêtise dans son cahier des charges ? Mieux vallait éviter. Il aurait pu se sentir pris en défaut.

Allaient-ils contacter son n+1 pour se plaindre de cette spécification incorrecte ? Ce serait carrément se mettre l’acheteur à dos avant que ne débute la négociation.

Ils ne pouvaient donc ni ignorer ni remettre en question cette spécification de 0 ppb mais ils voulaient le contrat.

Ce n’est qu’en sortant du cadre de leur réflexion que la solution est m’apparue. Il y avait une possibilité, au demeurant technique et contractuelle à la fois. Pour contourner la difficulté, je leur ai donc montré ce qu’il fallait insérer dans le contrat pour se débarrasser de cet engagement à fournir du 0 ppb. Ils ont ainsi décroché un contrat commercial plus sécure, sans se compromettre.

Ce type de revue de contrat commercial avec sa relecture intégrale du dossier, tout le monde me l’a dit, c’est le meilleur entraînement à la négociation. C’est une réserve d’arguments anti-objections extraordinaire.

Lors d’une intervention chez un client, les clauses de protection de savoir-faire étaient, techniquement, particulièrement délicates à prescrire. Grâce à l’analyse technico-juridique, nous avons trouvé les solutions :Comme me l’a dit ce client en me remerciant :

« je vois clair dans ces clauses obscures ! »

J’ai été son éclaireur, je serai le vôtre :

Ok, je veux faire relire mon contrat.

Un moyen sûr d'éviter le pire

Avez-vous lu « entre les lignes » ? Avez-vous entendu les « silences » des engagements contractuels, les « non-dits » que tout un chacun considère comme implicite, tellement ça va de soi !

Voici un exemple de contradiction assez typique dans un même contrat commercial :

  • Au début : « Le prestataire déclare savoir que l’étude est celle d’un prototype »
  • Plus loin : « le prestataire s’engage sur la faisabilité du projet ».

Dans ce cas, quel est le risque pour le prestataire s’il signe un tel contrat commercial ?

Pour le client :

  • Le prestataire « sait » d’autant mieux qu’il a répondu au centime près !
  • Il est sensé maîtriser ses engagements contractuels et n’a pas le droit à l’erreur !
  • Ce qui est écrit dans le contrat commercial constitue une obligation de résultat. S’il n’est pas atteint, c’est automatiquement la faute du prestataire !
  • Ce dernier sera responsable de tout préjudice et devra payer !

Difficile de se sortir de ces protestations quand c’est écrit et signé ! Je suis bien d’accord avec vous. Lors de la revue de contrat, il n’est pas aisé de répondre commercialement de manière très précise à un projet technique qui, par nature, est imprécis.

Mais attention aux surenchêres ! Ne succombez-pas à la pression des concurrents. Lors de la négociation, prouver que vous êtes le meilleur ne veut pas dire que vous pouvez vous engager à tout assumer et tout supporter.

C’est là qu’une revue de contrat commercial vous est des plus utiles. Avant de signer, elle vous permet de :

repenser vos engagements contractuels

mettre en lumière les clauses embarrassantes

rédiger des spécifications techniques difficilement contestables

faire de substantielles économies en limitant les possibilités de litige commercial

Une revue de contrat pour déjouer les pièges du contrat commercial

Une revue de contrat pour déjouer les pièges du contrat commercial

En plus, elle vous fournit des arguments pour justifier du meilleur rapport qualité-prix.

Et surtout, faites bien attention :

  • Plus le contrat commercial est épais, plus on le croit sécurisé, en fait plus il permet la polémique.
  • Moins le contrat est épais, plus il ouvre le compromis et la conciliation lors d’un litige commercial.

Ok, je veux faire relire mon contrat.

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